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Les Cookineries d'AureliaCuisine et nutrition par Aurélia

Poids et régimes

Les régimes promettent une perte de poids rapide, mais leurs effets s'estompent souvent avec le temps, au prix d'une reprise et d'un rapport plus tendu à la nourriture. Comprendre pourquoi, des limites de l'IMC à l'effet yoyo, aide à envisager une approche plus durable, fondée sur l'écoute du corps.

C'est la rubrique la plus fournie du site, et ce n'est pas un hasard : la plupart des lectrices arrivent ici avec une question de poids. Les articles y répondent, mais rarement dans le sens attendu.

L'IMC n'a pas été conçu pour vous

La formule vient du mathématicien belge Adolphe Quetelet, au dix-neuvième siècle, qui cherchait à décrire une population et non à évaluer un individu. Son nom actuel d'indice de masse corporelle date de 1972, proposé par le physiologiste Ancel Keys. Un outil statistique de population appliqué à une personne donne exactement ce qu'on peut en attendre : une indication grossière.

L'indice ne distingue pas la masse musculaire de la masse grasse, ni la façon dont elle se répartit dans le corps, et deux personnes au même chiffre peuvent avoir des profils de santé très différents. Ce n'est pas une raison pour l'ignorer complètement, les médecins s'en servent comme d'un repère parmi d'autres ; c'en est une pour ne pas en faire la mesure de sa valeur. L'article consacré aux limites de l'IMC pour une personne développe ce point.

La restriction et son retour de bâton

Plusieurs articles décrivent le même enchaînement, rapporté par les lectrices comme par la littérature sur le sujet : restriction, tenue plus ou moins longue, puis rupture, puis reprise. C'est ce cycle que désigne l'expression effet yoyo, et c'est lui que l'approche défendue ici cherche à interrompre plutôt qu'à recommencer avec une méthode différente.

Plusieurs mécanismes expliquent ce cycle. Quand l'apport diminue fortement, la faim augmente et les pensées se concentrent sur la nourriture. Les interdits rendent les aliments concernés plus désirables, et un écart vécu comme un échec entraîne souvent l'abandon complet du régime. À force de répétitions, la confiance dans ses propres signaux de faim s'émousse, ce qui complique encore les tentatives suivantes.

Les plateaux et les faux échecs

Une partie des textes est consacrée aux situations où le poids ne bouge pas alors que tout semble fait correctement. Sommeil, stress, historique de régimes : les pistes explorées sortent de l'assiette, et c'est souvent là que se trouve l'explication.

Le manque de sommeil, par exemple, perturbe l'appétit et la fatigue pousse vers des aliments plus riches ; l'article sur le rôle du sommeil dans la perte de poids détaille ce lien. Le stress chronique et les émotions difficiles jouent aussi, en faisant de la nourriture un apaisement rapide.

Une autre approche : écouter ses signaux

Plutôt que de suivre un plan extérieur, l'approche défendue sur ce site cherche à rétablir le dialogue avec les sensations de faim et de satiété, à manger sans interdit mais avec attention, et à travailler le regard porté sur soi. Les principes de cette démarche sont présentés dans la page sur l'alimentation intuitive et la perte de poids. Elle demande du temps et ne promet pas de résultat rapide, ce qui la distingue précisément des régimes.

Lorsque le poids s'accompagne de problèmes de santé, ou que les difficultés avec la nourriture deviennent envahissantes, l'avis d'un médecin ou d'un diététicien reste indispensable pour être accompagné de façon adaptée.

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