L'alimentation intuitive part d'une idée simple et difficile à appliquer : le corps sait ce dont il a besoin, et c'est l'accumulation de règles extérieures qui brouille ce signal. L'approche a été formalisée en 1995 par deux diététiciennes américaines, Evelyn Tribole et Elyse Resch, sous la forme de dix principes. Aucun ne porte sur ce qu'il faut manger : ils portent tous sur la façon d'écouter ce qui se passe avant, pendant et après le repas.
Faim et satiété, deux signaux distincts
La faim et la satiété ne sont pas les deux extrémités d'une même sensation. La première se manifeste souvent bien avant l'estomac, par une baisse d'attention ou une irritabilité qu'on attribue à autre chose. La seconde arrive avec un décalage, ce qui explique qu'on puisse la manquer en mangeant vite. Les articles de cette rubrique reviennent longuement sur ces deux signaux, parce que c'est là que se joue l'essentiel.
La pleine conscience appliquée au repas
Manger en pleine conscience emprunte ses outils aux travaux sur la méditation de pleine conscience diffusés à partir des années 1980 par Jon Kabat-Zinn. Transposés à table, ils se résument à ralentir et à observer, sans jugement, ce que l'on ressent. Vous trouverez ici des exercices concrets plutôt que des principes généraux.
Pour qui, et avec quelles limites
Cette approche ne convient pas à tout le monde de la même façon, et plusieurs articles le disent sans détour. Elle demande du temps, elle heurte des habitudes anciennes, et elle ne remplace pas un accompagnement quand le rapport à la nourriture est devenu souffrant.
















