L'injonction à assumer son corps est omniprésente dans le discours body positive. Pourtant, Aurélia interroge cette formulation : est-ce vraiment libérateur de se dire qu'on doit assumer, ou est-ce simplement une nouvelle performance à accomplir sous peine d'échouer à s'aimer ? Un regard nuancé et sincère sur cette question qui touche beaucoup de femmes.
Le problème avec l'injonction d'assumer son corps
Assumer son corps implique une maîtrise, une volonté active de montrer qu'on est bien dans sa peau. Mais pour beaucoup, cette injonction crée une pression supplémentaire : si je n'assume pas, c'est que je fais mal. Si je me cache sous de grands pulls, c'est un échec. Si je ne mets pas un bikini à la plage, c'est que j'ai honte. Cette logique de la performance reproduit, sous une apparence bienveillante, la même exigence que les régimes : il faut atteindre un état — la fierté corporelle — pour avoir le droit d'exister pleinement. L'acceptation de soi n'est pas une discipline qui se pratique devant le miroir en se répétant des affirmations positives.
Une voie alternative vers l'acceptation de son corps
Aurélia préfère la notion d'acceptation douce à celle d'assumer. Accepter ne signifie pas aimer chaque centimètre de son corps tous les jours. Cela signifie cesser la guerre contre soi, réduire l'énergie mentale consacrée à se critiquer, et commencer à traiter son corps avec la même bienveillance qu'on accorderait à une amie. Certains jours on se sent bien, d'autres non, et c'est humain. Comment sortir de son corps consciemment dans ce sens, c'est apprendre à habiter son corps sans en faire le seul critère de sa valeur personnelle. Bouger avec plaisir, se nourrir avec soin, dormir suffisamment sont des actes d'acceptation bien plus puissants que n'importe quelle affirmation. Vous aimerez peut-être également Programme j'aime mon corps.
Sur Les Cookineries, Aurélia parle du corps avec respect et sans injonction. Assumer son corps n'est pas obligatoire. Avancer progressivement vers plus de paix intérieure, si. Et ce chemin appartient à chacune, à son propre rythme, sans deadline ni performance à atteindre.








