Se répéter je me sens moche ou se sentir grosse au quotidien est une souffrance réelle qui impacte l'estime de soi, le rapport à la nourriture et la qualité de vie. Aurélia aborde ce sujet avec la franchise et la douceur qui caractérisent son approche : ce sentiment, très fréquent, mérite d'être compris plutôt que nié ou amplifié.
D'où vient le sentiment de se sentir grosse et moche
Je me sens grosse est une pensée qui surgit souvent après un miroir, une photo, un commentaire, ou simplement dans certains moments de vulnérabilité. Ce sentiment n'est pas une perception objective du corps mais une projection émotionnelle. En réalité, les personnes qui se disent se sentir grosses ont souvent un rapport déformé à leur image corporelle, façonné par des années de messages sociaux sur le corps idéal, des comparaisons incessantes sur les réseaux sociaux et parfois des remarques blessantes de l'entourage. La dysmorphophobie légère — se percevoir physiquement plus grand ou différent de ce qu'on est — est très fréquente chez les personnes qui ont un historique de régimes ou de troubles alimentaires.
Des pistes concrètes pour sortir de cette perception négative
Pour celles qui vivent avec la pensée récurrente je me sens moche, Aurélia propose quelques outils de transformation progressive. La pratique du journal corporel : écrire chaque jour une qualité ou une capacité de son corps qu'on apprécie, aussi petite soit-elle. Questionner systématiquement les pensées négatives : est-ce vraiment objectif ? Qui me dit que c'est vrai ? Réduire le temps passé à se comparer sur les réseaux sociaux, source majeure de déformation du regard sur soi. Pratiquer le mouvement par plaisir — danse, natation, yoga — déplace l'attention de l'apparence vers la sensation et reconstruit progressivement un rapport positif au corps. L'accompagnement psychologique est précieux pour les cas où ce sentiment est très envahissant.
Sur Les Cookineries, Aurélia rappelle que se sentir moche et grosse n'est pas une réalité objective mais une pensée qui peut évoluer. Avec de la patience, de la pratique et parfois de l'aide, ce regard sévère sur soi peut se transformer en une vision plus juste et plus bienveillante.








