Quand on est une mangeuse émotionnelle c’est important de pouvoir analyser la situation et comprendre ce qui a pu déclencher cette crise émotionnelle. Pourquoi vous avez eu un besoin irrépressible de nourriture. Car la différence est bien là la faim physique est graduelle, alors que la faim d’origine émotionnelle est instantanée.

Si vous vous retrouvez dans ce deuxième cas de figure alors il est important d’identifier quelle est l’émotion qui vous a fait manger pour pouvoir y apporter une solution adaptée en lien avec cette émotion. Voici quatre émotions qui peuvent vous faire manger :

Mangeuse émotionnelle : la peur

Les compulsions alimentaires en réaction à la peur sont très normales, en raison des effets calmants des aliments. Les épisodes compulsifs sont déclenchés par de nombreuses manifestations de la peur :

  • Le manque d’assurance
  • L’impression de marcher sur des œufs
  • La peur généralisée
  • La peur de l’abandon
  • La peur existentielle
  • Les problèmes de maîtrise, la peur que les autres essayent de vous diriger, la peur de l’autorité, la peur de prendre la responsabilité de vous-même
  • La peur d’ordre sexuel
  • La peur de l’intimité, de vous montrer telle que vous êtes, de devenir intime avec quelqu’un

Mangeuse émotionnelle : la colère

Il n’a rien de fondamentalement mal dans la colère. Pourtant, c’est la principale émotion déclenchant les compulsions alimentaires, en particulier chez les femmes. Une bonne partie de notre éducation de petite fille consiste à nous enseigner à minimiser, amoindrir et déguiser nos sentiments de colère. Car on nous dit que ce n’est pas très féminin de crier et de hurler. Pourtant la colère est une émotion normale, venant en réaction à un tort perçu. Dans l’enfance, puis dans l’adolescence plus on retient cette colère et plus celle-ci fait naître d’autres sentiments : de la tristesse voir de l’humiliation. Il est donc très difficile d’analyser certaines crises car l’on pense être triste ou ressentir de la honte alors que derrière elles se cache finalement une colère refoulée.

Mangeuse émotionnelle : la tension

La tension est la manifestation physique du stress. Le stress lui-même ne nous fait pas vraiment de mal parce qu’il est causé par des forces extérieures à nous. Le problème, c’est notre intériorisation du stress, sous forme de tension et d’anxiété. Essayer de contrôler quelque chose d’incontrôlable, comme le stress, ne fait qu’ajouter à la tension. Notre façon de réagir aux situations de stress est dépendante de notre personnalité, de nos croyances. Tout le monde ne réagit pas de la même façon et ne va pas gérer la tension que créée cette situation de la même façon non plus. La réaction de tension conduit à manger de manière compulsive, car nous cherchons à nous détendre et nous délasser, grâce au réconfort que nous trouvons dans nos aliments doudous mais aussi les “autres”.

Mangeuse émotionnelle : la honte

La honte est le dernier des sentiments qui font grossir pouvant déclencher les compulsions alimentaires. La honte, c’est à la fois l’auto-accusation, la culpabilité, le manque de confiance en soi, la dépression et la piètre estime de soi. Elle peut prendre racine dans l’enfance comme par exemple au lieu d’être furieuse contre un agresseur, la petite fille suppose qu’elle doit avoir provoqué la colère de l’adulte. Elle intériorise la colère, la retournant contre elle-même au lieu de la diriger vers la personne responsable. La honte pousse à manger pour plusieurs raisons. La femme habitée par ce sentiment mange pour trouver un réconfort, une compagnie et une détente, parce qu’elle évite les situations sociales qui, normalement, comble ses besoins humains. Elle s’isole des autres, se jugeant sans valeur et supposant peut-être que « personne ne m’aimerait, de toute façon. »

Mieux comprendre les déclenchements de vos compulsions alimentaires permettront de retrouver de la confiance là où vous pouvez agir en pilote automatique. Plus vous serez consciente des émotions qui vous ont fait manger, plus vous pourrez les accueillir pour les libérer, les exprimer. Et ainsi celles-ci étant libérées ne vous feront plus manger à l’avenir, car vous aurez trouvé une autre façon de répondre à ces émotions que manger. La première étape est donc toujours la prise de conscience.