Comment reconnaître la FAIM ?

Savez-vous qu’il existe plusieurs sortes de faim ?

Non je ne rigole pas, selon le principe de la pleine conscience, il en existe même 7 !!!

Voyons ensemble ces différentes sortes de faims, et surtout comment les reconnaître…!

1/ La faim des yeux

La faim des yeux qu’est-ce que c’est ?faim ; yeux

Pour vous donner un exemple, c’est quand au restaurant, vous avez beaucoup trop mangé, mais qu’arrive alors un chariot rempli de desserts tous plus beaux les uns que les autres. Ni une ni deux, vous allez sautez sur l’occasion, et même si vous avez déjà déboutonné votre jean vous allez quand même prendre « un petit dessert pour la route ».

C’est ce qu’on appelle AVOIR LES YEUX PLUS GROS QUE LE VENTRE ^^

La bonne excuse serait : « oui mais je ne vais pas au resto tous les jours, donc je peux bien me faire plaisir et m’octroyer ce « petit » dessert ? Le terme « petit » revient assez souvent pour minimiser l’impact négatif que la prise de ce dessert pourrait avoir sur notre corps… Pas folle la guêpe ;-).

Au final vous allez ressortir de ce dîner au restaurant avec un mal de ventre pas possible, et une nuit de digestion difficile. Restera le lendemain de ce fabuleux dîner en amoureux, un triste souvenir de ballonnement et de nausées matinales… Pas très glamour n’est-ce pas ?!

Mais sur le moment l’idée de prendre cette merveilleuse tarte citron meringuée était la plus génialissime idée que vous n’ayez jamais eue!!!! ET pourtant je suis au regret de vous informer que SI, c’était peut-être la PIRE IDÉE de TOUS LES TEMPS ! Bon j’exagère un peu le côté mélodrame, mais c’est pour vous montrer l’absurdité parfois de nos pensées. On ne s’écoute plus et on est prêt à se faire du mal sans aucune culpabilité.

La faim des yeux tout le monde l’a connue au moins une fois dans sa vie. Ce qu’il faut comprendre c’est que la faim des yeux n’est pas une « véritable » faim et qu’est-ce qui se cache derrière et comment la satisfaire sans « craquer » sur le chariot de desserts?

La faim des yeux réponds en réalité à un tout autre besoin : ce qui satisfait la faim des yeux c’est la beauté ! C’est l’apparence VOLONTAIREMENT esthétique et alléchante du dessert qui vous convainc d’en ingérer plus que nécessaire. D’ailleurs ne dit-on pas qu’un plat doit d’abord être beau AVANT d’être bon ? Sinon on nous servirait tout mixé au restaurant, et on ne se prendrait pas la tête à mettre des petites herbes, des tuiles de ceci, des petits points de sauce par-là…etc.

A partir du moment où vous êtes CONSCIENT de cet état de fait, posez-vous la question la prochaine fois « Ai-je vraiment faim ou est-ce parce que c’est très bien présenté que j’ai envie d’y goûter? » Si malgré tout vous craquez, parce que après tout on ne va pas au resto tous les jours (c’est mon excuse favorite ^^), au moins vous l’aurez fait en pleine conscience, et vous ne pourrez pas culpabiliser puisque vous étiez au courant des conséquences.

Petite astuce :

Prenez l’habitude de regarder des photos (Instagram en est le plus bel exemple) de plats extrêmement bien présentés au moment de la journée où vous n’avez pas du tout faim, par exemple 1/2 heure à 1h après votre déjeuner. Cela peut vous aider à faire la différence entre « je mange ce plat parce que j’ai faim » et « ce plat à l’air très bon sur la photo, mais je viens de manger et je n’ai plus du tout faim. Je vais juste profiter de regarder cette belle photo mais je ne craquerai pas car je n’en ai pas ENVIE ni BESOIN ».

2/ La faim du nez

faim ; nezCe que nous appelons le « goût » ou la « saveur » d’un aliment est en fait presque essentiellement constitué par son odeur. Avez-vous déjà essayé de manger en vous pinçant le nez ? N’avez-vous pas remarqué que quand vous étiez enrhumé les aliments n’avaient pas le même goût ?

L’odeur c’est au final le deuxième sens à « manger » (après les yeux), c’est pour cela qu’une simple odeur peut nous mettre l’eau à la bouche. En effet, l’odeur en passant par notre nez va aller directement au bulbe olfactif pour envoyer le message au cerveau : « je suis en train de sentir du bœuf bourguignon ». Du coup, le message que le cerveau va comprendre c’est « je sens de la nourriture, c’est donc l’heure de manger ?!? »

L’odeur peut aussi réveiller en vous le bon souvenir d’un plat de votre grand-mère, ou au contraire vous avertir qu’un aliment n’est plus bon (on tient cela de nos ancêtres!).

C’est donc un sens des plus importants, et tout aussi important à ne pas négliger puisqu’il peut nous apporter beaucoup d’informations, mais peut aussi nous jouer des tours et nous induire en erreur quant à notre réel besoin de manger (physiologiquement).

Ce qui satisfait la faim du nez, ce sont les parfums, ils faut donc être pleinement conscient que ce que l’on prends pour de la faim quand on respire la bonne odeur de pain chaud à 16h de l’après-midi, qui sort d’une boulangerie (qui au passage n’est pas une vraie odeur, j’en parle ici!), n’est en réalité qu’une complétude parfaite à respirer une odeur alléchante.

Nous pouvons reconnaître 10 000 odeurs différentes, imaginez la fiesta que cela doit être pour votre nez dès qu’il sent une odeur : il doit jouer à deviner ce qu’il sent, ce que ça lui rappelle comme souvenir, est-ce agréable ou désagréable ?… Bref tout un tas de choses qui fait que l’être humain est un être complexe et merveilleux à la fois !

Petite astuce :

S’entraîner au jeu des odeurs. J’avais ce jeu quand j’étais petite, où il fallait reconnaître les odeurs cachées dans des petites boites. Le fait de s’entraîner à reconnaître les odeurs est un très bon exercice. Prenez le temps de comprendre ce que chaque odeur évoque pour vous, respirez à plein poumons ! A terme, vous arriverez à apprécier une odeur, juste parce qu’elle vous plaît pour ce qu’elle est, et non parce qu’elle vous donne envie de manger. Même si cela y participe, je vous l’accorde, le plaisir de sentir une odeur ne doit pas être remplacé par « je dois manger ce que je sens pour assouvir cette faim » car cela ne sera pas la bonne réponse à la bonne faim !

3/ La faim de la bouche

C’est certainement une des plus complexes, car les goûts et les couleurs ça diffèrent d’une personne à l’autre !

Par exemple, je déteste les plats trop épicés, j’ai l’impression que cela m’anesthésie la bouche et que je ne ressens pas les autres goûts. A contrario, mon frère adore ça et trouve que cela fait ressortir les autres goûts. En revanche, j’aime beaucoup la coriandre, alors que la plupart des gens ne supporte pas cette herbe aromatique…

Chaque personne est donc différente mais ce qui nous relie tous c’est notre recherche de sensations agréables : en terme de goût mais aussi de textures (croquant, fondant…), de température…etc.

faim ; bouche

La faim de la bouche est donc une éternelle insatisfaite, il lui faut toujours plus de sensations, si possible des nouvelles à chaque fois, sinon elle s’ennuie ! Elle ne fait donc pas du tout le lien avec notre satiété. Si vous n’écoutez pas votre estomac qui vous dit d’arrêter depuis 1/2 heure, vous pourriez continuer à enchaîner les fourchettes juste pour satisfaire votre bouche de ces sensations. D’où l’importance de ne pas manger devant la télévision, par exemple, qui vous hypnotise et vous empêche d’entendre votre estomac. Vous ne regardez pas votre assiette et n’êtes plus conscient de ce que vous faites et enchaînez les bouchées s’en même vous en rendre compte. Au final, vous ne prêtez même pas attention aux diverses sensations de votre bouche qui n’est donc alors pas satisfaite du tout et vous « oblige » à continuer encore et toujours…

Le problème c’est que si votre bouche s’habitue à être constamment stimulée, elle ne pourra plus jamais être satisfaite en étant vide. On en vient alors à grignoter sans cesse pour assouvir le besoin de la faim de la bouche.

Petite astuce :

Obligez-vous quand vous mangez à bien mastiquer votre bouchée ! On ne le répétera jamais assez, au delà de préparer votre bol alimentaire à la digestion, vous assouvirez par la même occasion la soif de sensation de votre bouche et serez conscient de ce que vous mangez. Vous prendrez alors une pleine satisfaction de votre repas et serez plus à même d’écouter votre estomac quand il n’aura plus faim, puisque vous n’aurez pas la petite voix de la bouche vous criant « encore des sensations, je n’en ai pas eu assez !!!! ».

4/ La faim de l’estomacfaim ; estomac

On pourrait résumer la faim de l’estomac par le fait de ressentir les gargouillis. Posez-vous la question de quand est la dernière fois où vous avez ressenti cette sensation ? Si vous répondez « avant votre dernier repas », je vous répondrai BRAVO ! Si cela n’est pas le cas c’est probablement que vous avez mangé avant d’avoir réellement faim… Il faut alors se poser la question : pourquoi ? Parce que c’était l’heure ? Parce que je voulais manger en même temps que mes copines ? Parce que mon sandwich mozza, tomate, pesto et jambon de pays me faisait les yeux doux?

Peu importe au final la raison, elle ne sera ni bonne ni mauvaise, il ne sert à rien de culpabiliser et il est vrai qu’il est parfois difficile de conjuguer vie professionnelle et envie de manger : si l’envie vient à 13h mais que votre pause est de 12h à 13h, ça devient compliqué à gérer.

Le fait de ressentir des gargouillis n’est pourtant pas très agréable je vous l’accorde et pourtant c’est un réflexe tout à fait normal et salvateur, car sans lui nous nous laisserions mourir de faim tout simplement, si nous n’avions pas conscience qu’il faille manger !

Cependant petit bémol, avec nos idées à 3 francs 6 sous : il faut manger 3 repas par jour, à telle heure, alors que je le rappelle chaque pays a des us et coutumes différents donc bon, cherchez la logique là-dedans… On en vient, en réalité, à dicter à notre estomac quand il doit gargouiller par le biais de nos habitudes alimentaires, et non l’inverse ! Un exemple, ceux qui ont pris l’habitude de prendre un petit déjeuner le matin, s’il ne le prenne plus du jour au lendemain, leur estomac va se mette à gargouiller car il a été habitué pendant de nombreuses années à manger quelque chose à cette heure. Et à l’inverse, les personnes ne prenant pas de petit déjeuner, n’auront jamais leur estomac qui gargouille le matin au réveil.

Certes c’est un bon indicateur car même s’il est régit par nos habitudes alimentaires, cela reste nos habitudes alimentaires ! Et il ne faut pas tout chambouler d’un coup, hein !? Si vous faites le test de ne pas manger malgré les gargouillis, vous verrez que ceux-ci s’estompent voire disparaissent. Ce n’est donc pas une caractéristique permanente et fiable à laquelle il faut répondre dès qu’elle apparaît.

C’est un des premiers signes mais encore faut-il écouter les suivants ^^.

Il faudra donc être dans le juste milieu : ne pas s’inquiéter s’y on ne peut manger dès que notre estomac gargouille, surtout si vous êtes dans une phase de rééquilibrage alimentaire ou vous devez revoir vos portions à la baisse…. Mais il ne faut pas l’ignorer non plus et essayer d’y répondre le plus « justement » possible , c’est-à-dire en mangeant des aliments de haute valeur biologique : en gros PAS des cochonneries!

ATTENTION, chez certaines personnes, les symptômes des brûlures d’estomac ou de l’anxiété peuvent ressembler à s’y m’éprendre à des gargouillis. On est bien d’accord que la réponse appropriée n’est pas de manger, mais soit de prendre des médicaments contre les brûlures et d’éviter certaines postures et certains aliments favorisant les reflux ; ou bien de comprendre la raison de nos angoisses.

Si on résume ce qui satisfait notre estomac ce n’est pas de le nourrir dès que l’on ressent les gargouillis, c’est de le nourrir correctement ! Avec des bons aliments, ni trop peu ni pas assez. Un estomac trop plein ne travaille pas bien il ne sera donc pas pleinement satisfait. Il aime aussi être vide et se reposer.

Petite astuce :

Avant de manger, essayer d’écouter votre estomac et de ressentir si celui-ci est totalement vide où s’il est encore en train de digérer le repas précédent. C’est exercice est difficile, mais plus vous vous entraînerez plus cela deviendra facile de l’écouter et de le satisfaire correctement.

5/ La faim des cellules

Jfaim ; cellules e vous le répète assez souvent : votre corps sait ce dont-il a besoin pour vivre ! En réalité, je devrais être plus précise et dire : vos CELLULES savent ce dont elles ont besoin pour vivre !

Savoir écouter nos cellules plutôt que notre tête est la chose la plus compliquée lorsque l’on se lance dans la pleine conscience. Et pourtant c’est une capacité que nous avions dès la naissance et que nous avons perdue au fil des années à grands coups de spots publicitaires, de messages culpabilisants des magazines, des miroirs, des films, des nutritionnistes, des scientifiques ou des amis… Chacun y allant de sa petite phrase « mange ça c’est bon pour la santé » ou « arrête tout de suite de manger ça, il parait que ça donne le cancer ! »… Tous ces messages divergents ne font que créer en nous un mélange confus de désirs, d’impulsions, de dégoûts qui ont complètement déboussolé notre corps et notre capacité d’enfant à se nourrir simplement et en quantité nécessaire/appropriée.

Maintenant que vous sachez ça, encore faut-il savoir ECOUTER son propre corps. C’est malheureusement la partie la plus compliquée ^^. Cependant, le fait d’être CONSCIENT de cet état de fait, vous ouvre déjà la porte de la voie vers cette écoute en pleine conscience. Le travail sera long mais il n’en sera que meilleur.

Vous vous demandez ce que vos cellules recherchent ? Un indice : ce n’est pas ce gros hamburger à la sauce béarnaise, avec ses frites et son milk-shake à la fraise (même si dit comme ça, il me fait très envie ce hamburger !).

Non, vos cellules recherchent des choses simples mais des éléments essentiels à votre survie : eau, sel, protéines, gras, glucides, minéraux, vitamines, et oligo-éléments. Afin que le message entre elles et votre conscience soit le plus clair possible, elles vont sûrement vous faire passer les messages suivants :

  • « Nous avons très envie d’une banane ! » => parce qu’elles ont besoin de potassium.
  • ou « Nous avons très envie d’une orange ! » => parce qu’elles ont besoin de vitamine C.
Petite astuce :

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir un mal de tête soudain, des vertiges, d’être irritable ou tout simplement d’avoir ce fameux « coup de pompe » ? Ces signaux sont en général ceux de vos cellules vous alertant sur le fait qu’elles ont FAIM !!! Alors écoutez-les, même s’il n’est pas encore midi 😉 Attention toutefois à ne pas vous diriger (craquer ?) vers des aliments non adaptés. Le risque en attendant trop, c’est que votre corps n’en puisse plus d’attendre et vous fasse vous jeter sur des produits à haute valeur énergétique pour compenser ce manque. Pour cela, prenez quelques instants avant de manger pour diriger votre attention à l’intérieur de vous -même et vous demander en toute honnêteté ce dont vous aimeriez manger là, tout de suite, maintenant ?

6/ La faim de l’esprit

C’est certainement la plus dur à « combattre » ! Et pourtant c’est celle que nous devrions le moins écouter car elle domine tous les autres signaux de satiété et de satisfaction ! Quelle ironie du sort…

La faim de l’esprit se caractérise par toutes les pensées que nous pourrions avoir au sujet de notre alimentation. Exemple : « Il faut manger 5 fruits et légumes par jour » ou « Je ne dois pas manger trop de viandes rouges cela provoque le cancer » ou « Le sucre est mauvais pour la santé »…etc.

Je suis sûre que vous les connaissez ces petites phrases qui arrivent continuellement dans votre tête et toujours au moment de préparer le repas ou de manger. Et bien sûr, quoi que vous fassiez, elles arriveront toujours à vous CULPABILISER.

faim ; esprit

Mais pourquoi ?

Ce qu’il faut comprendre c’est que cette petite voie est influencée par toutes les recherches que l’on peut faire autour de l’alimentation. Sauf que celles-ci changent tous les ans ! Une année, la margarine aux phytostérols est utile pour les personnes ayant du cholestérol, et l’année d’après on se rend finalement compte que les phytostérols en abondance sont pires que le cholestérol lui-même ! Une année on nous dit qu’il faut avoir un régime hyperprotéiné pour perdre du poids et l’année d’après, on nous dit que la viande provoque le cancer…. Je pense que vous avez compris où je voulais en venir ?!

On ne cesse de faire de nouvelles découvertes mais bien souvent celles-ci sont très mal interprétées, trop rapidement, avant même d’avoir tous les éléments et SANS prendre en compte l’individualité de chacun… Tout le monde prends alors ce qu’on lui dit à la télé, ou dans les magazines comme argent comptent. Un peu comme la mode au final! Une année c’est le rouge qui est à la mode et l’année d’après c’est complètement « hasbeen ». Et si moi j’aime le rouge et que je veux en porter tous les ans, qu’est-ce que je fais ?! Est-ce plus personne ne viendra me parler parce que je ne serai pas à la page ? N’ai-je pas le droit de faire ce qui me plait et ce qui me CORRESPOND ?! Pour l’alimentation c’est la même chose !

Même moi dont c’est le métier, je n’arrive plus à faire confiance aux dernières recherches, même parues dans les plus grandes revues, de peur de dire une bêtise parce que je sais que cela sera contredit dans quelques années ou modifié.
Notre esprit ne sait pas faire de demi-mesure : il y a des bons aliments et des mauvais ; il faut manger ceci et il ne faut pas manger cela.

J’en suis venue à me dire que n’importe quel extrême, d’un côté ou de l’autre, ce sera forcément néfaste un jour. Alors pourquoi se prendre la tête (sans mauvais jeu de mots!) et se mettre dans un état d’anxiété chronique au sujet de notre alimentation pour des vérités éphémères ?

ATTENTION, je ne suis pas non plus en train de dire que toutes les découvertes que l’on fait au sujet de notre alimentation sont fausses et complètement ridicules, et que l’on peut se gaver de pizzas tous les jours : faut pas pousser non plus ! Il est important de connaitre les bases d’une alimentation équilibrée, puisque chaque être humain a besoin de bases, de cadres voire de limites pour avancer. Cependant, il ne faut pas les prendre au pied de la lettre mais se créer son propre chemin.

Petite astuce :

Retenez que votre esprit ne dit pas toujours la vérité ! Notre esprit sait que les connaissances évoluent sans arrêt, notre esprit n’aura donc jamais l’esprit tranquille… Mais être conscient de cela est déjà un premier pas 😉

7/ La faim du cœur

faim ; coeur La faim du cœur n’est pas une véritable faim dans le sens ou aucun aliment ne pourra véritablement la rassasier. En réalité, ce qui est le plus important dans cette faim c’est l’atmosphère et l’environnement dans lesquels sont consommés ces aliments. et surtout les émotions qu’ils peuvent faire remonter chez nous.

Moi, j’ADORE le steak tartare avec des frites maison. Mais attention je suis hyper exigeante quant à la préparation du steak. J’en ai goûté très peu qui était comme je l’attendais. Il y a peu, je me suis rendu compte en fouillant dans ma mémoire, que si j’étais aussi exigeante à ce sujet et si j’appréciais tellement en manger, c’est parce que cela me faisait revenir en enfance.

Le dimanche midi, ma maman nous préparait des frites maison, et mon père s’achetait du steak et préparait son steak tartare. Il piochait toujours dans son steak pour en donner un morceau à mon frère et moi. Je pense que si j’aime autant le steak tartare, c’est le souvenir de ce moment de partage privilégié avec mon père, et le fait que nous mangions en famille, le dimanche midi, nos frites maison que ma mère mettait deux heures à préparer. C’était tous les dimanches pareil, pendant très longtemps, c’était notre petit rituel.

C’est ce sentiment de bienveillance et de sécurité familiale que j’aimais et que j’aime toujours quand je mange un steak tartare !

Un peu comme quand vous entendez une musique ou vous entendez une odeur qui vous rappelle un événement joyeux du passé. Vous pourriez rester des heures à profiter de ce moment et pour rien au monde vous ne voudriez le gâcher. Vous êtes à ce moment là en train de remplir et de satisfaire la faim de votre cœur. Au final, il n’y a donc pas besoin d’aliments mais plutôt de sensations pour la satisfaire. Cependant, si certains aliments nous aide à nous souvenir et assouvir ce retour aux sources, pourquoi pas ?! Encore faut-il en être conscient pour pleinement profiter de l’évocation de ces souvenirs et ne pas manger bêtement son steak tartare sans se soucier de ce que cela émerge en nous, sinon vous pourriez en manger 10, que vous n’en seriez jamais satisfait !

La faim de ce type d’aliments « réconforts » est donc plutôt l’expression d’un besoin d’amour, de bienveillance, et d’intimité avec soi-même.

Petite astuce :

Essayez de dresser une liste des aliments que vous mangez lorsque vous vous sentez triste, mélancolique, ou tout simplement parce que vous avez l’impression que quelque chose ne va pas mais vous ne savez pas dire quoi. La prochaine fois que vous ressentirez ce genre d’émotions un peu désagréables ne cherchez pas plus loin et piochez un aliment dans cette liste et savourez le pleinement. Rendez-vous compte que, ce qui vous anime, ce n’est pas une faim pur et simple c’est le réconfort que cet aliment va vous procurer. Vous devriez satisfaire la faim de votre cœur beaucoup plus rapidement et sereinement, et surtout sans avoir culpabilisé, puisque au final cela ne sera pas du craquage à l’état pur : il sera conscient et maîtrisé et surtout il pourra vous apporter un peu de bonheur, alors à quoi bon s’en priver !

Pour finir …

Au final les trois faims qui nous posent le plus de problèmes, parce qu’elles sont les plus dures à identifier et les plus dures à satisfaire, sont la faim de la bouche, la faim de l’esprit et la faim du cœur. Ce sont souvent elles qui nous poussent à manger plus que de raison, quand nous n’arrivons pas à les reconnaître et/ou à les satisfaire. C’est dans ces moments là qu’on se rend compte qu’il n’est pas facile de tout conjuguer… Mais de savoir tout ça est déjà un premier pas vers la pleine conscience. 😉


Et vous, avez-vous déjà ressenti l’une ou l’autre de ces faims ? L’avez-vous reconnu et avez-vous une astuce à nous faire partager ? Dites-le en commentaire !